27 mars 1915

Les boches envoient leurs obus de temps en temps - Journée assez calme.

Les prix augmentent et il est très difficile de s'approvisionner.

En septembre, on payait le beurre 2fr.50 la livre, le savon vert 1fr. le kilo, le sucre cassé atteint le prix de 1fr.75 le kilo, la chicorée 1fr. la livre, le cirage 30 centimes la boite au lieu de 10 c., le café 2fr. la livre. (En 1915, 1fr = 2,78 €) Tout augmente dans les mêmes proportions.

Il faut toute la matinée pour aller chercher chaque jour ce qui est nécessaire pour sa nourriture.

28 mars 1915

Il fait très froid, il gèle. On dirait que les boches sont gelés dans leurs tranchées, quelques coups de fusils de temps en temps, le canon tire très peu c'est assez calme.